Être dans l’action

La semaine dernière, je vous écrivais mon article Être responsable de son propre bonheur, inspiré de la relecture des trois premiers accords Toltèques.

Cette fois-ci, d’autres réflexions se sont bousculées dans ma tête après la relecture du dernier accord Faites toujours de votre mieux. Et bien que mille et un articles attendent d’être achevés, l’envie est venue de me lancer dans celui-ci !


 

RENTRER EN ACTION !

‘Un gramme de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie.’ disait Swami Sivananda à propos du yoga. Mais cela vaut bien pour n’importe quelle activité. Si vous voulez devenir écrivain, que vous lisez tous les livres sur comment structurer votre récit ou organiser vos séances d’écriture, mais que vous n’alignez jamais un mot, la théorie ne sera que du vent. (Merci Mécanismes d’histoires !)

Pour le yoga, je me suis vue remettre ma pratique à plus tard. ‘Demain je m’y mets, tous les jours, sérieusement‘ dit-elle ! Puis au final rien de constant, même si niveau théorie, je suis au top ! Résultat des courses : cela fait un an que je n’ai plus de pratique régulière : je suis passée d’une séance quotidienne à une dans la semaine, soit trois fois rien, même si 1 vaut mieux que 0. (Merci Fabien Olicard !) À cela j’ai toujours gardé l’envie de m’améliorer dans la pratique. Mais quand au juste ?

Entre l’envie et le faire, il n’y a qu’un pas. Et on se donne du temps pour réaliser ce que l’on souhaite. Puis les jours, les semaines, les mois passent à une vitesse, et on se dit qu’au final, toutes ces heures de pratique possibles nous auraient déjà propulsées bien loin dans nos objectifs !

Il n’y a pas de solution miracle : il faut faire. Entrer en action ! Vous sentez que vous avez du mal à communiquer avec les autres ? Communiquer ! Vous voulez apprendre une nouvelle activité ? Commencez ! Vous voulez changer une habitude de vie ? Allez-y ! Là, maintenant. Il n’y a rien de plus concluant. Et les débuts sont bien moins difficiles qu’on ne le pense, même si on est un peu pataud au début, même si on est loin du résultat espéré, on a au moins fait le premier pas. Agir c’est ce qui appuiera réellement la théorie et lui donnera vie !

Agir c’est expérimenter, et tant que vous êtes dans l’expérimentation, il n’y a pas d’erreur, juste de l’apprentissage. Beaucoup de gens se disent ‘Comment untel fait ceci ou cela ?’ et écoutent la parole de ceux qu’ils admirent, pensant y trouver la recette magique, l’indice miraculeux, la botte secrète qui leur permettra d’atteindre les mêmes sphères tout en s’impliquant le moins possible dans leur cheminement. Si votre question est ‘Comment devenir bon à telle pratique ?’ la meilleure manière est … de commencer et de pratiquer !

ÊTRE DANS L’ACTION … AVEC AMOUR

Malgré tout, si la magie ne s’opère pas entre votre envie d’agir et le passage à l’acte, c’est peut-être parce que l’action en elle-même ne vous enchante guère ? Je m’explique …

J’ai repris le poids-lourd il y a un peu plus d’un mois maintenant (parce qu’il faut bien financer mon futur cabinet de yoga thérapie). Je me suis repris les semaines de 50H dans la tête, avec une telle fatigue qu’il m’est impossible de travailler sur quoi que ce soit en semaine. Le yoga, le blog, tout passe à la trappe. Ce qui devait être qu’un mi-temps devient un temps plein avec même possibilité de CDI à la clé. Mais voilà, même si le poids-lourd est un travail sympa, c’est un travail très prenant, et je me coupe énormément de mes ressentis pour pouvoir passer la semaine sans trop réfléchir.  Cela m’a donc confortée dans l’idée que le poids-lourd ne sera qu’une passe provisoire et que si je voulais développer mon activité en yoga et énergétique, il faudra y aller à fond. Car personne ne sautera le pas pour moi.

Je dis merci à l’Univers, car ce temps plein me permettra sans aucun doute de financer plus rapidement l’installation dans ma future activité en yoga, mais je suis consciente que je ne le fais pas par amour, juste pas nécessité. Les activités liées à l’énergétique me passionnent et laissent libre cours à mes ressentis. Je sais que c’est ce vers quoi il faut que je me tourne à présent. 

On peut agir sans amour, mais en général, cela se résulte à beaucoup d’ennui, de la démotivation, l’abandon de la tâche ou le fait de la subir autant de temps qu’on se l’infligera, puis une perte de confiance devant les buts inachevés. Et si les buts en question n’étaient tout simplement pas appropriés ? Il vous faut un réel intérêt, quelque chose qui vous fasse vibrer, quelque chose qui vous porte, pour agir facilement et sans encombre !

Si vous voulez perdre du poids parce qu’on vous répète que ce serait meilleur pour votre santé, ou pour répondre à un standard de beauté, il y a fort à parier que vous ne serriez pas vraiment motivé. Par contre, si vous souhaitez perdre du poids par amour pour vous même, par l’envie de prendre soin de vous, de votre santé, pour vous sentir mieux et en phase avec ce que vous êtes, ça marchera déjà beaucoup mieux. 

Dernier exemple que je décris assez bien dans mon article Les jours où je n’ai pas envie de faire du yoga, il m’était impossible d’entrer dans la pratique quand mon objectif était la remise en forme. Parce que je savais bien qu’au fond j’étais plus dans un soucis de performance que de bien-être. Sans surprise, quand je centre ma pratique sur le bonheur de prendre ce temps pour moi, je monte sur mon tapis bien plus facilement.

Cela vaut pour absolument toutes vos actions quotidiennes, même celles paraissant futiles. Par exemple, trouver du plaisir à faire son ménage, par amour de s’offrir un intérieur sain et confortable.

Conclusion : pour rentrer en action sans vous frustrer ou vous pousser, il vous faut investir dans des actions qui, à votre sens, vous épanouiront et vous rendront heureux. 

ÊTRE DANS L’ACTION … AVEC DÉTACHEMENT

Être dans l’action c’est aussi, étonnement, être dans le détachement. Pour entrer en action sans peine, il vous faut d’abord être dans le présent ! Sans attente aucune ou sans ressassement permanent, il est bien plus évident de se mettre en marche.

Ce sont des phrases vues et revues, mais se défaire des boulets du passé, et briser les murs de glace créés par nos projections du futur, c’est se délester du poids nous empêchant d’entrer en action. Alors bien sûr il ne sera peut-être pas possible d’éliminer toutes peurs relatant du passé, ou anxiété relevant du futur. Mais juste l’espace d’un court instant, laisser vous entrevoir une action sans la relier à vos expériences ou à vos projections. Vous apprécierez certainement la légèreté avec laquelle vous pouvez soudainement entreprendre cette action ! Au début, vos boulets et murs de glace reviendront au galop. Mais persistez car, petit à petit, vous pourrez vous en délester sur plusieurs secondes, puis plusieurs minutes, voir plusieurs heures. Votre mental a pris du temps pour se façonner, entourés de vos peurs et vos doutes, laissez-lui autant de temps pour apprendre à vivre sans.

Pour entrer efficacement en action, il faut également pouvoir se détacher … du résultat ! On est ici dans la pure philosophie du Karma yoga, désignant littéralement le yoga de l’action désintéressé. Entrer en action sans attendre de résultat, négatif ou positif, juste agir. En vous identifiant à l’action plutôt qu’aux possibles résultats, vous n’aurez plus d’attentes particulières et vous serez libéré de la pression qu’elles engendrent. Il est alors bien plus facile d’entrer en action.

Une autre manière de manifester le détachement est tout simplement de vous défaire de toutes ces petites choses superficielles qui vous plombent au quotidien et vous empêchent d’être dans l’action. Débarrasser de ces petits détails qui s’accumulent, vous pouvez être pleinement présent pour des choses qui en valent vraiment la peine sur le moment. Exemple tout bête : dans mes vidéos, vous me verrez aussi bien maquillée qu’au naturel. Certains jours, me maquiller me semblera être une étape importante pour me mettre en action (car je me prépare pour la suite), quand d’autres, me maquiller sera ressenti comme superficiel ou une perte de temps compte tenu de ce qui m’attend par la suite : me ‘mettre en valeur’ (même si le maquillage ne fait pas que) est ainsi un choix assumé et non subi. Je ne suis pas freinée dans mon action. Je suis allégée de préoccupations qui se trouvent être modulables selon mes besoins.

ÊTRE DANS L’ACTION … SANS EXCÈS !

On en vient au petit piège de cette philosophie, à savoir rentrer dans une productivité de masse et capitaliser ses actions. Cette pensée m’a été sagement transmise par une amie avec qui nous partageons un cercle de spiritualité qui nécessite une certaine implication. Alors que je lui faisais par de mon impression de ne pas être assez présente et efficace pour le groupe, elle me répond quelque chose comme ‘N’appliques pas les principes de la société capitaliste à un mouvement qui se veut hors de cette dite pression capitaliste‘. J’ai trouvé cela tellement juste ! En clair : appliquez cette idée de productivité juste parce qu’il faut produire toujours et encore plus est une erreur. Le socle de notre système actuel, qui est malheureusement bien imprégné dans nos têtes, est basé sur le mouvement perpétuel, la constance implication et la recherche de productivité. Bref, il faut que ça brasse, et efficacement ! 

Je me suis rendue compte que j’appliquais ce système capitaliste (que je détonne tant) à beaucoup de pans de ma vie : au travail, dans mes relations, dans mes activités … L’idée de produire plus tout en étant hyper efficace et toujours au taquet. Sauf qu’on le voit bien aujourd’hui, c’est un modèle qui s’essouffle, et il y a fort à parier qu’en le suivant, vous finiriez sur les rotules. 

Conclusion : on peut évidemment donner de la valeur à ses actions (par exemple, combien puis-je estimer cette action par rapport au temps et à l’énergie que j’y dépenserai ? Sachant que ces deux valeurs sont ce que vous avez de plus précieux dans votre vie). Mais leurs insuffler l’idée de productivité par peur de ne pas être/faire assez est une erreur. Faire ce qu’on doit faire est assez. Le reste c’est du bonus, et certainement pas une obligation. Se ménager des temps de non faire est aussi primordial. 

 

ÊTRE … TOUT SIMPLEMENT

Dans tout ce qu’on est, dans toute notre entièreté. Action nous permet d’exister et d’expérimenter. Mais le fait d’Être dans l’action, de la vivre, d’habiter pleinement le moment, est la plus grande matérialisation de l’existence. Agir pour exister et ne pas passer sa vie à attendre qu’elle commence.

 

Et vous, qu’attendez-vous pour entrer en action ?

2 réflexions sur “Être dans l’action

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