Spiritualité & Énergétique

oser être vulnérable

#62 Oser la vulnérabilité

Dans cet épisode, nous verrons ensemble en quoi et pourquoi la vulnérabilité peut être une clé dans votre cheminement spirituel. Oser être vulnérable est une étape difficile à franchir mais porteuse de nombreuses expériences positives et d’avancées bénéfiques. La vulnérabilité a bien trop souvent la connotation de faiblesse. Cette chronique sur la vulnérabilité vous permettra de comprendre ses enjeux et ce qu’elle peut éveiller en vous de plus beau (si si ! ).

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La retranscription qui suit est une retranscription automatique de l’épisode (désolé si quelques fautes s’y sont glissées !)

Introduction

Honnêtement je ne sais pas comment commencer ce podcast. Je ne suis pas à l’aise avec le sujet parce qu’il s’agit de sortir de mon contexte habituel où je ne suis qu’une simple oratrice portant une thématique pour finalement devenir une part du sujet en lui-même. Car comment vous parler de vulnérabilité si je ne casse pas la distance que j’installe systématique entre moi, mes écrits, et vous qui écoutez.

Rien que l’utilisation du “je” est inconfortable. Parce que la vulnérabilité induit qu’on ose être sur le devant de la scène sans grand contrôle de la pièce de théâtre qui va se jouer.

L’histoire commence quand j’entreprends de me former dans une toute nouvelle technique de thérapie, qui d’ailleurs sera disponible aux rendez-vous fin février. Une technique qui nécessite qu’on s’entraîne les unes sur les autres avec mes collègues de formation. Ne dit-on pas que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés. Dans le sens qu’évidemment pour être thérapeute, il faut entreprendre un cheminement thérapeutique, quand bien même entamer ce chemin thérapeutique n’est chose facile. Si vous avez déjà entrepris pour vous un parcours thérapeutique, vous allez certainement remarquer : le plus dur c’est le premier pas.

Quand on travaille en thérapie, il faut aimer les gens. Il faut aimer les mettre en avant, aimer leur failles, cerner leur potentiel, et les aider à les conscientiser et à les développer. Évidemment certaines problématiques que rencontrent les personnes qu’on reçoit peuvent résonner en nous. Parce qu’on est humain et qu’on s’identifie à cette humanité. Mais on reste dans notre posture de thérapeute et on est capable d’instaurer une distance, de faire la part des choses, pour accompagner de la manière la plus juste et la plus efficace.

Dans cette formation, nous sommes, je suis, amenées à parler de moi. Mais surtout, et c’est là toute la difficulté de l’exercice, je dois laisser les autres diguer, enquêter sur mes peurs les plus profondes, les choses qui me paraissent presque honteuses de devoir dévoiler entre les 4 murs d’une salle Zoom. Et je me rends à l’évidence la plus frappante : il est très compliqué pour moi d’être vulnérable. De me montrer vulnérable. Parce que la distance professionnelle dont on peut faire preuve, parce qu’on a pas l’habitude d’être dans le rôle de celui qui reçoit, parce qu’on pense être assez mature dans notre parcours thérapeutique pour travailler sur soi par soi-même.

Et plus mes collègues de formation enquêtent, diguent, avec beaucoup de bienveillance, plus je me sens attaquée dans mon intimité et mal à l’aise d’être sur le devant de la scène, les projeteurs braquées sur moi. Et même si l’espace est un espace safe, avec des gens qu’on aime, des gens à qui ont fait confiance, cela reste inconfortable de se montrer dans sa vulnérabilité.

La première question de ce podcast est :

Pourquoi est-ce difficile de se montrer vulnérable ?

Le premier mot ou la première chose qui vous a sûrement traversé l’esprit même en arrière plan c’est la corrélation qu’on peut faire entre vulnérabilité et faiblesse. Moi la première, j’ai pu exercer, et j’exerce parfois encore, cette corrélation inconsciente que se mettre à nue relève soit d’une faiblesse d’esprit, parce qu’on serait incapable de gérer nos dualités intérieures, parce qu’on aurait pas la force de traiter nos maux par nous-même, ou parce qu’on aurait besoin de l’attention d’autrui pour s’auto-suffire, soit ce serait un angle d’attaque facile pour les attaques psychiques d’autrui, parce que forcément se sentir nue au milieu d’une scène, ce n’est pas l’image qui nous viendrait à l’esprit pour matérialiser la sécurité.

Mais paradoxalement, et vous verrez que la vulnérabilité est bourrée de paradoxe, on est jamais plus en sécurité quand on se laisse être vulnérable. Parce qu’on a assez confiance en ce qu’on est pour se livrer sans filtre. Parce qu’on est assez confiant en soi-même pour que notre Soi soit justement l’espace safe, l’espace de sécurité. Si bien que ce qu’on délivre à l’extérieur c’est que du bonus. Quand on choisit d’être vulnérable, on choisit de s’ouvrir, non pas par faiblesse, mais par humanité. On reconnaît qu’on est un être humain, donc de nature un être vulnérable, et on estime que l’on a rien à cacher, parce que tout ce qui est en nous est simplement le reflet de cette humanité. Oser être vulnérable c’est accepter notre condition d’être humain imparfait. Et c’est par conséquent arrêter de se battre pour un sentiment de sécurité illusoire, sentiment de sécurité qui lui reflète plutôt d’un sentiment de faiblesse parce qu’à quoi servirait une sécurité si on a pas quelque chose à défendre, quelque chose à cacher.

Ces barrières qu’on érige pour se sécuriser, c’est épuisant au quotidien. Il faut une quantité d’énergie astronomique et constante pour garder cette protection autour de nous, protection qui ne sert finalement qu’à ne pas révéler au monde à quel point on peut être imparfait. Imperfection qu’on refuse (parce que c’est aussi ça la vulnérabilité c’est refuser l’imperfection) qu’on refuse de montrer au monde mais aussi de se montrer aussi à Soi. C’est pour ça que je parle de sécurité illusoire parce qu’il s’agit ni plus ni moins d’une fuite (on ne regarde pas à l’intérieur) ou d’un enfermement (plutôt pourrir avec nos maux que de les dévoiler au grand jour, quitte à s’auto-détruire ou s’auto détester).

Quand on ose se montrer vulnérable, c’est à dire quand on ose dire ce qu’on ressent, parler de nos peurs, de nos appréhensions, de nos blessures mais aussi de nos regrets, des choses dont on a honte ou qui révèlent des parts de nous-même dont on est pas fier, quand on s’autorise à ça, on fait sauter la barrière de sécurité et on ressent presque immédiatement une libération. Ce qui peut être étonnant parce qu’on pourrait penser qu’au contraire, on se sentirait inconfortable, proie aux attaques et aux jugements. Mais une fois qu’on assume ce qu’on est dans notre entièreté, on a plus de crainte qu’on puisse nous attaquer ou nous juger. Puis qu’on est dans une relation d’acceptation avec nous-même, dans une relation de compréhension. Et même si vous avez des personnes peu bienveillantes en face de vous, le fait que vous soyez dans une acceptation de votre humanité et de celle des autres fait qu’une personne malveillante n’a pas de bout par lequel tirer pour vous faire perdre pied. Comment pourrait on affaiblir une personne qui révèle toute sa faiblesse en toute transparence ? Et assumer ses faiblesses ne veut pas dire qu’on s’en dépossède et qu’on se dépossède des conséquences, mais c’est un premier pas utile et nécessaire vers l’acceptation, un premier pas vers le changement de ce qui nous convient plus, voir un premier pas vers la guérison.

Alors on entre dans ce second paradoxe de la vulnérabilité :

La vulnérabilité devient notre plus grande force.

La vulnérabilité, outre ce que l’on vient de développer, permet d’avancer sur bien d’autres réflexions. Déjà en osant être vulnérable, on s’ouvre à une partie de nous-même qu’on passait certainement sous silence jusqu’alors. C’est en osant révéler ces choses peut-être dérangeantes, peut-être difficile à assumer ou qui peut être sont compliquées à mettre en mot, qu’on s’ouvre aux plus grandes avancées. Et même si on a du mal à appréhender ce qu’on pense, rien de que porter à l’extérieur ce que l’on vit à l’intérieur, rien que de l’exprimer, ça permet déjà de s’essayer à trouver les mots. Ça permet aussi de recevoir l’aide des autres, de s’ouvrir à d’autres manières d’appréhender le problème, de voir comment les autres peuvent nous apporter plus de richesse dans la réflexion en la prenant sous un autre angle, un angle qui n’est peut-être pas biaisé comme peut l’être notre point de vue. Car en général on pense ces choses sur nous-même par notre propre prisme donc d’un point de vue totalement subjectif. Si vous êtes avec des personnes bienveillantes, elles peuvent clairement vous aider à mettre en forme et à comprendre ce que vous vous tuiez à cacher auparavant. On a une impression tenace qui est : les autres ne me comprendront pas, les autres me jugeront et, tant qu’à faire dans l’emballement psychique : les autres ne m’aimeront plus s’ils savent toutes ces choses qui se passent en moi.

Et c’est aussi là une autre barrière de sécurité qu’on peut repérer à savoir si je m’assume, je perds l’amour ou la considération des autres. Au contraire, en s’assumant, on apprend à aimer notre part de lumière mais aussi notre part sombre, et on s’autorise à enfin avancer sur des problématiques qui doivent être assumée pour être travaillée. Difficile d’évoluer sur un sujet si on le cache sous le tapis. La vulnérabilité nous apprend une autre leçon :

La vulnérabilité nous apprend à nous aimer

Coûte que coûte, malgré notre part sombre. Et surtout en s’aimant soi on a déjà moins d’appréhension à perdre l’amour des autres. Parce que l’amour des autres c’est du bonus. Et surtout en assumant sa vulnérabilité, on accepte aussi celle des autres. Et c’est la plus grande leçon que j’ai apprise dans cet exercice très peu évident pour moi d’oser être vulnérable avec autrui, mais aussi avec moi-même :

En osant être vulnérable, on autorise autrui à l’être aussi

De part ma position de thérapeute, j’entre dans la vulnérabilité des gens. En prenant rendez-vous avec moi, les gens m’autorisent à entrer dans leur vulnérabilité et à ils me livrent des détails qui seraient difficile pour eux d’exprimer à des proches. J’ai remarqué avec l’expérience que, c’est vrai, quand je me montre plus vulnérable, les personnes qui me consultent se sentent plus à l’aise.

En m’autorisant à être vulnérable, je créé une ouverture. En quelque sorte, j’ouvre le canal de communication entre nous. Et je le vois aussi dans les épisodes du podcast que vous écoutez. Les épisodes remplis d’exemples vont plus vous parler, parce qu’ils rendent la théorie plus humaine. On vient casser la barrière un peu froide entre consultant et consulté ; et l’imperfection de cette personne peut entrer en résonnance avec mon imperfection. Ça lui permet d’être plus comprise, de se sentir plus libre dans ses mots.

D’ailleurs c’est aussi une prise de conscience que j’ai eu dans mes relations personnelles : parce que je ne m’autorisais pas à être vulnérable, je n’accepte pas la vulnérabilité de mes proches : qu’ils puissent avoir faux, qu’ils puissent se tromper, déraper, être plus sensible un jour, être plus frustré un autre jour. Quand j’ai commencé à m’autoriser à être vulnérable, c’est à dire à dire ce que je pense, à accepter ma fatigue, à dire quand j’ai un trop plein d’émotions, à mettre des mots sur les choses qui me restaient en travers de la gorge, mais surtout à exprimer mes peurs profondes et me jeter presque dans le vide parce que c’est pas quelque chose de naturel de prime abord, et bien je donnais aussi à ces personnes l’espace d’en faire de même. Et quel plus beau cadeau que de laisser chacun assumer sa vulnérabilité pour ouvrir un vrai dialogue, et non un dialogue de sourd bourré de mécanismes de défense de l’ego.

La vulnérabilité nous reconnecte à notre humanité

Et les personnes qui osent exprimer leur vulnérabilité sont les personnes fiables, très clairement. Parce qu’on sait où on va avec elles. On comprend leur dualité, leur point d’anxiété, les mots et les actes auxquels elles sont sensibles. Et ça ne rend pas le discours plus pompeux, plus lourd, au contraire. Ça permet d’éclaircir la communication. De parler d’âme à âme.

On a souvent peur, et moi la première, que ce soit mal reçu quand on ose exprimer ce qu’on a sur le coeur ou qu’on tente d’expliquer nos réactions et nos peurs liées. Mais je suis encore étonnée à quel point on se monte la tête. La grande majorité des personnes le prennent avec beaucoup de compréhension, parce qu’elles vont résonner avec nous. Chaque personne a des blessures. Même si ce ne sont pas les mêmes, tout le monde est en mesure de ressentir la détresse de quelqu’un. Certaines personnes y seront plus sensibles que d’autres, c’est une question d’empathie. Mais globalement si on met des mots ou si juste on essaye d’être dans cette démarche (parce que tout le monde ne trouve pas les mots de manière fluide) au moins on s’autorise une communication authentique.

La vulnérabilité communique avec l’authenticité. La vulnérabilité nous rend plus souple avec l’humain que l’on est, et ceux qui nous entourent. Et cette souplesse permet d’avancer plus sereinement, de mieux recevoir les épreuves de la vie, de ne plus se braquer et se muter dans notre intériorité par peur de … La vulnérabilité, c’est l’arme contre la peur. Si vous pensez qu’être vulnérable est synonyme de faire du sur place, c’est très certainement que vos mécanismes de défense essayent somme toute de maintenir le contrôle.

Tout ce que vous avez à l’intérieur de vous peut trouver une résonnance. Un comportement vient d’une blessure elle-même née d’une peur. Et qu’importe si cette peur est minime, qu’importe si votre comportement est abjecte. En vous laissant être vulnérable, vous ouvrez la porte vers la compréhension, la compassion, la guérison.

Conclusion

Pour résumer votre vulnérabilité est votre plus grande force. La vulnérabilité vous reconnecte à votre humanité. Elle vous apprend à vous aimer et c’est en osant être vulnérable, vous autorisez les autres à l’être avec vous. Et ça c’est le plus beau gage de confiance et d’amour qu’on peut créer : offrir un espace safe, sécurisant, bienveillant, pour nous-même et ceux qu’on aime.

Personnellement j’ai plus appris en une semaine à me laisser être vulnérable qu’en des mois à lutter pour ne pas la laisser transparaître. J’ai pu débunker des peurs profondes, inconscientes, et surtout les libérer en osant les regarder en face, sans crainte ni peur d’être jugée ou de me juger. En somme, on m’a laissé être vulnérable, et je me suis laisser être vulnérable.

Pour finir cet épisode, j’aimerai évidemment vous parler d’une toute nouvelle prestation qui naît sur Manipura. Ce sera fin février. C’est une technique qui permet d’aller chercher les croyances racines chez une personnes pour les transmuter. Mais y a bien plus que ça. On va travailler avec l’inconscient pour libérer la personne de ses peurs profondes, en plus de lui permettre de voir d’autres possibles, de vraiment modifier son psychisme pour ne plus qu’elle le subisse mais pour qu’elle puisse l’utiliser comme le super outil que ça peut être.

Je vous en dirai plus dans le prochain épisode thématique, mais sachez que ça arrive. Je suis très contente parce que cette technique vient très clairement ajouter de la valeur à ce que je fais à travers les soins énergétiques. Là où les soins libèrent sur le plan énergétique, ce qui est déjà très cool, cette nouvelle technique agit sur le psychisme et les deux voies sont hyper complémentaires. Ça permet un accompagnement complet et j’ai vraiment très très hâte de vous proposer ça.

À vous qui êtes arrivés en cette toute fin d’épisode, je vous remercie ! Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le partager, à me laisser une note sur Spotify ou Apple podcast.

Quant à moi je vous retrouve pour le prochain épisode d’énergie astrale sur la pleine lune en lion.

 

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