Questions existentielles : N°2 – Doit-on croire en Dieu et en la religion ?

Pourquoi le vieux barbu ne répond t-il jamais à nos prières ? Si Dieu est tout puissant, pourquoi nous laisse t-il autant livrés à nous-même ? Devons-nous craindre ce Dieu punisseur et prier pour notre rédemption  ? 

Bienvenue dans Questions existentielles, le format d’articles où on se remue les méninges à s’en brûler la rétine. 

Cet article est inspiré de ‘Conversation avec Dieu‘ par Neale Donald Walsh, que je vous invite fortement à lire.


 

Commençons par une base de théologie

Les grand esprits parlent, les autres suivent les préceptes. Et pourtant toutes ces réponses pré-mâchées sont vides de sens et vous invitent à vous laisser aller à la providence. Génial. Alors qu’en France, le nombre d’athéistes s’accroît considérablement à la somme de toutes ces contradictions, tentons de comprendre la logique imparable de la religion, qui elle-même tente de décrire l’indicible.

Prenons pour exemple la théologie chrétienne. Selon cette dernière, nous sommes tous nés dans le pécher originel, entachés par la culpabilité d’Adam et Ève, premiers pécheurs, et nous devrons lutter toute notre vie contre nos tendances humaines afin de montrer patte blanche à notre mort, devant les portes du royaume de Dieu. Dieu nous laisse le Libre arbitre, et nous devons surmonter la dure épreuve qu’est la vie pour trouver la rédemption. Sinon, ce Dieu nous envoie, au pire des cas en enfer, au mieux au purgatoire. Un Dieu plein d’amour donc. Un Dieu tout puissant, si puissant et pourtant si désarmé face au pouvoir du Diable, grand tentateur de nos pauvres âmes terrestres. (D’ailleurs Dieu, grand créateur, a prit le soin de créer une entité contre laquelle il ne peut rien, huh huh). 

Nous sommes alors balancés entre le Bien et le Mal. Et des péchés, il y en a à la pelle. Rater le jour de messe ne sera pas recevable devant le jugement divin. De même pour la viande le vendredi, ça dégage (sauf depuis les années 50, dites merci au pape qui révise les lois de Dieu de temps à autre, c’est quand même bien pratique). Mais rassurez-vous, vous avez la possibilité de vous repentir ! Ainsi tous vos péchés sont pardonnés dès lors que vous vous confessez. Magiques sont les lois de Dieu. Par contre, si le nouveau-né a le malheur de succomber avant le baptême, c’est purgatoire direct. Car les voies de Dieu sont impénétrables. 

 

Dieu aimant et punisseur

Sacré portrait de Dieu par la religion. La technique est aussi vieille que le monde : rendons docile en prônant l’amour conditionnel. Fais ceci, et je t’aimerai. Désobéis et attends la punition au tournant. 

Nous avons transposé à Dieu l’image que l’on s’est fait de nos parents. ‘Fais ceci plutôt que cela‘. Petits, nos parents nous ont peut-être réprimés pour notre exubérance ‘calme toi un peu !’. Peut-être nous ont-ils donné les bonnes indications sur le ‘comment bien paraître en société‘, encouragé à poursuivre des voies plutôt que d’autres, voir même scandé des ‘si tu fais ça, maman sera fière de toi‘. Toutes ces conditions, nous les avons transposées à nos relations amoureuses, et à notre relation avec le divin. Pour nous, l’amour se mérite ou se perd, sinon ce serait trop beau.

Dieu serait donc un parent suprême qui punit ou qui récompense. Une vision très humaine, fondée sur la peur. Pour nous, la théologie selon laquelle Dieu qui n’a aucune raison de punir est trop belle, car qui punirait ceux qui se sont écartés du ‘droit chemin’ ? Tout le monde se permettrait les pires folies, non ? Ce serait l’apocalypse, on ne peut croire que le monde soit livré à lui-même, sans règles ni personne pour les juger. Cette réalité humaine (autour de l’amour fondé sur la peur) domine notre expérience de l’amour dans nos rapports quotidiens. 

Dieu puissant et juste

Question : si Dieu est tout puissant, juste, amour et compassion, et s’il voulait une stricte obéissance aux lois qu’il a lui-même conçues, pourquoi a t-il créé la possibilité de les enfreindre ? Certains répondront ‘c’est le libre arbitre, nous devons faire nos propres choix‘. Mais où est le choix quand l’un vous dicte l’obéissance et l’autre vous invite à rôtir dans les flammes de l’enfer ?

Extrait de Conversation avec Dieu – ND Walsch

Non. Tu te moques de Moi. Tu dis que Moi, Dieu, J’ai fait des êtres intrinsèquement imparfaits, puis que J’ai exigé qu’ils soient parfaits ou damnés. Tu dis qu’ensuite, plusieurs milliers d’années après avoir lancé l’expérience du monde, Je suis revenu sur ma décision, disant que, dès lors, tu n’avais pas nécessairement à être bon, tu n’avais qu’à te sentir mal lorsque tu n’étais pas bon et à accepter en tant que sauveur le Seul être qui pouvait toujours être parfait, satisfaisant ainsi Mon désir de perfection. Tu dis que Mon Fils (le Seul Être Parfait) t’a sauvé de ta propre imperfection — l’imperfection que Je t’ai donnée. Autrement dit, le Fils de Dieu t’a sauvé de ce que Son Père a fait. C’est ainsi que vous (un grand nombre d’entre vous) prétendez que J’ai tendu un piège.

La plupart des religions nous décrit comme des êtres impurs, pécheurs de naissance, sans cesse à devoir se battre contre notre mauvaise nature. Si, je vous dis, en revanche, que nous sommes des êtres purs, des dieux qui ne demandent qu’à exprimer leur part divine, cela vous paraîtrait vraiment improbable. Toute notre vie, nous nous convainquons que nous sommes mauvais et que nous devons nous remettre sur le droit chemin. Ainsi, tout ce qu’on désire est mauvais, au grand bonheur des religions qui, pour certaines, ont même fait croire que la danse ou la musique étaient à bannir, qu’un genre humain en valait mieux qu’un autre, etc …

Nous nous tuons donc toute notre vie pour se rapprocher un peu plus du divin. Mais nous sommes le divin ! Nous sommes l’expression de la conscience cosmique. La vie en nous, et autour de nous, est la preuve même du divin en chaque chose. Nous sommes joie, célébration, compassion et paix. Il nous faut juste pouvoir (et vouloir) ouvrir les yeux et s’accepter. 

Les religions disent que Dieu nous a créé à son image. Cette déclaration ne concerne pas le corps physique, de la même manière que Dieu ne peut adopter une forme physique. Le vrai sens de ceci est plutôt que nous sommes tous de la même essence, la même étoffe, et de ce fait, nous avons les mêmes propriétés et capacités que cette Énergie, nous pouvons créer et par ce fait nous sommes tous nos propres dieux. Il n’y a pas de supérieur ou d’inférieur. Les gens ont besoin de se rattacher à cette hiérarchie. Il est plus facile de manipuler une foule dans la peur qu’une foule qui aurait une pleine confiance en ces capacités. Les religions ont réussi à créer une relation de peur avec ce Dieu tout puissant, punisseur, ayant droit de rédemption ou de condamnation à l’enfer éternel. Quel est ce dieu terrible ?

Extrait de Conversation avec Dieu – ND Walsch

Si Dieu veut que je sois de telle façon, pourquoi ne m’a-t-Il pas tout simplement créé ainsi au départ? Pourquoi toute cette lutte pour que je «surmonte» qui je suis afin de devenir ce que Dieu veut que je sois? […] Les spécialistes de la religion voudraient te faire croire que Je t’ai créé inférieur à Qui Je Suis, pour que tu puisses avoir la chance de devenir semblable à qui Je Suis, à l’encontre de toute probabilité et, pourrais-Je ajouter, à l’encontre de toute tendance naturelle que Je suis censé t’avoir donnée.

 
Comment vous empêcher de vous rendre compte de votre propre pouvoir

Le fait que quelqu’un décide pour vous ce qui est bien ou est mal, quelle aubaine ! Pas besoin de se creuser la tête, de prendre des risques, de faire vos propres expériences, ou de tirer des conclusions de ses erreurs : ‘le Malin m’a tenté, Dieu saura me pardonner‘ → solution déresponsabilisante à souhait. Les religions tentent de nous faire  appliquer une ligne de bonne conduite. Ainsi, on ne se mouille pas, et on ne cherche pas à sortir des sentiers battus. Pas besoin de réfléchir, de créer, de prendre des initiatives. L’Homme est contenu et il est facile d’avoir main mise sur des personnes qui n’ont pas conscience de leur propre pouvoir. Inutile de chercher vos réponses à l’extérieur. Tout ce que vous souhaitez savoir est à l’Intérieur de vous. Encore faut-il être prêt à vous écouter réellement. 

Qu’est ce que Dieu alors ? Et qu’est-ce qu’il nous veut ?

Dieu, Brahman, l’Univers, insérez ici le nom qu’il vous plaira, doit faire l’expérience de sa propre réalité. Je vous avais déjà expliqué cela en détail ici. Ainsi le divin désire se connaître et se ressentir, et cela n’est possible que quand nous faisons l’expérience de nous-même, ainsi pourra t-il faire l’expérience de lui-même en nous. Mais pour cela, il nous fait le libre arbitre (sinon c’est pas du jeu), Ainsi la vie est un processus de création constant, d’expansion de la conscience et de contentement total.

Est-il encore vraiment nécessaire de préciser que le Dieu dont on parle ici n’a aucune connotation religieuse, quelle qu’elle soit, si ce n’est le nom, mais que ce terme définit une grande énergie créatrice dont nous faisons tous parti ? (Je préfère quand même le préciser de nouveau, pour ceux qui n’auraient pas lu mes précédents articles). Nous sommes les fils de ‘Dieu’, de cette énergie créatrice, nous sommes comme des petites matrices de cette grande énergie créatrice, nous sommes donc tous des dieux. Mais des dieux à en devenir, car nous n’avons pas encore, pour la plupart, conscience de notre potentiel. Nous apprenons, et cela n’a rien à voir avec un long chemin de condamnations et de repentis. Nous ne sommes pas là pour apprendre des règles, suivre des dictas et prêcher une parole à laquelle nous ne croyons même pas nous-même. Nous sommes là pour prendre conscience de notre pouvoir de création, pour expérimenter avec gaieté dans ce qui est, en réalité, un immense terrain de jeu.

Le divin véritable n’est pas celui qui a le plus de serviteurs, c’est celui qui sert le plus, faisant ainsi des dieux de tous les autres. Il n’est pas question d’être ‘sauvé’, il est question de réaliser ce qu’on est : le Tout. 

Extrait de Conversation avec Dieu – ND Walsch

Mais tu es toujours limité par ta connaissance, car tu es (nous sommes) un être qui s’est créé lui-même. Tu ne peux être ce que tu ne sais pas qu’est ton Soi. C’est pourquoi tu as reçu cette vie – afin de pouvoir te connaître selon ta propre expérience. Alors, tu pourras te concevoir comme étant Qui Tu Es Vraiment et te créer sous cette forme dans ton expérience, et le cercle sera à nouveau complet… mais plus grand. Ainsi, tu es en processus de croissance ou, comme Je l’ai énoncé dans ce livre, de devenir. Il n’y a pas de limites à ce que tu peux devenir. Bien, car Je te dis ceci : tu es déjà un Dieu. Tu ne le sais tout simplement pas.

 

Pourquoi le divin apparaît à certains et pas à d’autres ?

Le divin est partout, tout le temps. La question est : désire t-on vraiment le voir ? Le divin ne choisit pas des élus parmi la foule. Ceux considérés comme saints n’ont pas un ‘pass divinité‘ en récompense. Il y a deux blocages dans notre perception. Le premier est que les gens s’attendent à ce que le divin se manifeste sous une forme particulière, selon les mythologies et les croyances de chacun, alors que le divin peut prendre la forme d’une main aidante quand vous vous sentez au plus mal, ou d’une réponse à une question qui vous taraudait depuis un bout de temps. Le deuxième blocage est que la plupart ne se pensent pas digne de recevoir un message. Ils bloquent automatiquement quelconque connexion en considérant que ‘c’est impossible’. L’idée de pouvoir se connecter aux divins ne leur vient même pas à l’esprit car cela n’existe pas dans leur univers personnel. 

 

Mais la vie n’est pas un terrain de jeu pour tout le monde ! Qu’en est-il de ceux qui souffrent ? Et de ceux qui font souffrir ?

Et bien ceci sera le sujet du prochain numéro de

 QUESTIONS EXISTENTIELLES

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